Ben Folds Five – The Sound of the Life of the Mind [2012]

ben-folds-five_the-sound-of-the-life-of-the-mindBen Folds Five
The Sound of the Life of the Mind

ImaVeePee Records
États-Unis
Note: 6/10 

 

Treize ans après The Unauthorized Biography of Reinhold Messner (550 Music, 1999), l’un des groupes les plus hétéroclite des années 90 reprend du service sur The Sound of the Life of the Mind. Ce quatrième album studio marque l’aboutissement d’une nouvelle collaboration qui, à la base, ne devait durer que le temps de l’enregistrement de trois nouveaux titres. Réunis en 2011 dans le but d’agrémenter une nouvelle compilation (The Best Imitation of Myself : A Retrospective), les trois copains de Chapel Hill en Caroline du Nord ont finalement décidé de céder aux demandes répétées de leurs loyaux fans et de revenir avec un album complet. Une bonne idée tout ça? Surtout quand Folds se rappelle qu’il ne s’agit pas d’un autre de ses enregistrements solos…

Contrairement à leurs trois albums précédents, le trio n’a pu compter sur l’oreille du réalisateur Caleb Southern (occupé à remplir des engagements ailleurs). Pour The Sound of the Life of the Mind, les trois acolytes se sont donc tournés du côté du multiinstrumentaliste Joe Pisapia qui, à l’époque où il était toujours membre de Guster, avait déjà ouvert pour Folds. Ce dernier, qui avait su amener une certaine rigueur en studio avec son ancienne formation, répète partiellement l’exercice avec Ben Folds Five. Puisque malheureusement, ce quatrième essai ne mise pas sur la même variété ou la même richesse instrumentale que ses prédécesseurs.

Dans ses meilleurs moments (Michael Praytor, Draw a Crowd ou Do It Anyway), The Sound of the Life of the Mind (un gros merci à l’écrivain Nick Hornby pour le court titre) comporte tous les éléments qui font que Ben Folds Five est un groupe si difficilement classable. Des textes humoristiques de Ben FoldsIf you’re feeling small, and you can’t draw a crowd. Draw dicks on a wall») en passant par la touche jazzy de Darren Jessee derrière sa batterie ou les solos de basse de Robert Sledge (puisque Folds n’a jamais compris l’utilité de la guitare), Ben Folds Five possède un son dont seuls eux connaissent le dosage.

Dans ses pires moments (On Being Frank, Hold That Thought ou Thank You For Breaking My Heart), l’écoute de ce quatrième album peut se montrer assez pénible. On en vient à penser que Folds aurait pu laisser plus de place à ses complices en studio. Puisque sonner comme Billy Joel  ou Elton John dans les années 90, c’est loin d’être agréable à l’oreille.

Néanmoins, un plaisir (très) coupable et ce, même si le ratio de ballades endormantes pouvait être moindre. Pour l’instant, on les écoute aux côtés des Fraggle Rocks!

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