Wild Nothing – Nocturne [2012]

Wild Nothing
Nocturne

Captured Tracks
États-Unis
Note: 7,5/10 

2010 aura été une année déterminante pour Jack Tatum (Wild Nothing). Un premier contrat de disques, un premier effort salué unanimement par la critique et pour en rajouter encore, la parution de deux excellents EP (Evertide et Golden Haze). Quand même pas banal comme parcours. D’autant plus que le musicien, alors âgé de seulement 20 ans, n’avait jamais pensé faire résonner toute cette musique ailleurs que de sa chambre à coucher!

Un peu plus de deux années se sont écoulées depuis les premières écoutes de Gemini (Captured Tracks, 2010) et voilà que Tatum est finalement prêt à nous présenter ses nouvelles créations dream pop. Maintenant installé à New York et ayant complété ses études collégiales, il se consacre entièrement à partager son admiration pour le jeu de Johnny Marr (The Smiths).

Enregistré en trois semaines aux côtés de Nicolas Vernhes (surtout connu pour son travail avec Deerhunter), Nocturne nous propose un auteur-compositeur désireux d’approfondir ses explorations d’une décennie qu’il pourrait bien avoir découvert aux sons de Talk Talk (la pochette n’est pas sans rappeler The Colour of Spring), Echo & The Bunnymen ou Kate Bush (c’est avec une reprise de Cloudbusting qu’il avait attiré l’attention de Captured Tracks).

Même si Wild Nothing se transforme désormais en quatuor sur scène, Tatum a tout de même pris la décision de continuer de s’isoler pour imaginer Nocturne (ici, le titre est lourd de sens). Il y signe tous les titres, en plus d’y tenir tous les instruments (à l’exception de la batterie). Un choix qui, à lui seul, pourrait peut-être expliquer le sentiment d’homogénéité qui règne sur l’album. Rien ne dépasse et tout y est soigneusement placé.

L’album contient un bon nombre de morceaux qui devraient vous coller à la tête dès les premières écoutes (le simple Shadow, la pièce titre et Disappear Always). Des morceaux qui misent sur des lignes de guitare aussi accrocheuses que les paroles de Tatum. Sur un titre comme Paradise, construit autour des synthétiseurs, on pense immédiatement à New Order ou aux Pet Shop Boys. On pourrait même aller jusqu’à penser qu’il s’agit peut-être du genre de compositions dansantes que l’on aurait aimer entendre sur le plus récent Yeasayer (Fragant World).

Tout comme Anthony Gonzalez (M83), Jack Tatum nous offre une bien bonne relecture nostalgique de cette musique pop qui berçait les années 80.

À voir et entendre (avec DIIV et Valleys) sur la scène du Il Motore le 19 septembre.

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