Électromania du festival MEG

Je me suis rendu au Club Soda dimanche dernier avec un peu de retard et j’ai donc décidé d’écrire ma critique avec un peu de retard aussi, désolé. J’ai manqué Claire et Breakbot. Peu importe, je ne sais pas qui sont Claire et Breakbot. Apparemment, le set de Breakbot était fort et je suis nul de ne pas savoir qui est Breakbot (c’est ce qu’on m’a dit). Je ne suis pas tant fan d’Ed Banger Records, je dois l’avouer. J’étais plutôt venu voir Surkin, Gesaffelstein et Brodinski (ce dernier n’a pas pu être là dû à une histoire de visa). Sans Brodinski, ça n’allait pas nécessairement être moche, mais j’étais tout de même un peu déçu.

Ce qui m’inquiétait le plus au sujet d’Électromania, la soirée de fermeture du festival MEG, c’était de savoir comment Mike Levy, Gesa ou Gesaffelstein allait pouvoir jouer un set sans ses clopes (a-t-on toujours le droit de fumer dans les clubs en France?). J’étais là lorsqu’il débuta. Les 20 premières minutes étaient prévisibles et manquaient de contenu Gesaffelstein. Mais bon, après un bout, Gesa s’alluma une clope, descendit le tempo et se mit à jouer de ses propres morceaux. C’était ça qu’on voulait entendre. Il joua certaines de ses compositions récemment sorties sur Turbo Recordings et Bromance (je vous invite à écouter Control Movement). Tout le monde a embarqué. Plus la soirée avançait, plus la chemise de Gesa semblait se déboutonner d’elle-même. Gesaffelstein produit un électro violent au son pur, agrémenté de basse, claves et de la cloche à vache, et le Club Soda convenait très bien à ce genre de musique.

Surkin a ensuite pris les commande d’Électromania. Les rythmes étaient plus rapides et plus complexes. Étant donné que Surkin mixe avec Ableton, les transitions était également plus rapides et la foule en redemandait continuellement. Surkin donna dans le house plus que dans l’électro avec des élans de dancehall.

Même sans Brodinski, Électromania fut très plaisant. Certains adeptes ont pu voir Breakbot deux fois puisqu’il joua aussi sur le bateau MEG. En somme, mes trois soirées MEG (Club MEG @ Belmont, MEG @ Piknic et Électromania) me laissent croire que le festival MEG fut un assez grand succès. MEG s’est efforcé de nous présenter la musique électronique de nos cousins français (autre que Justice, merci). Ces efforts méritent d’être soulignés puisque tout le monde a bien dansé.

Images prêtées par Live Montreal Events

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