Osheaga 2012: résumé de la dernière journée

Après deux jours de temps superbe, Dame Nature semblait vouloir menacer le déroulement de la dernière journée de notre cher festival Osheaga. Après avoir retardé Lollapalooza de quelques heures samedi après-midi, la question était sur toutes les lèvres hier matin: allons-nous subir le même sort que les Chicagoans?

Réponse rapide: presque pas. Excepté la performance de Zola Jesus tôt en après midi (14h10), tout le monde a pu compléter sa setlist. L’Américaine est d’ailleurs remontée sur scène après s’être fait dire d’arrêter de jouer pour terminer sa chanson a capella, avant de repartir backstage très frustrée.

Du côté de la Scène de la rivière, Passion Pit a réussi à faire réapparaître un soleil oublié depuis déjà quelques heures. Bien que la performance n’était pas des plus grandioses, la pop joyeuse des natifs de Cambridge, Massachusetts, a ravi la jeune foule rassemblée pour entendre Michael Angelakos et ses acolytes. Rien de révolutionnaire, mais beaucoup de plaisir.

Ensuite, on s’est déplacé jusqu’à la Scène verte pour entendre l’électro-pop sucré de la jeune formation torontoise AustraKatie Stelmanis et ses troupes ont fait danser les fans et offert une belle performance. Pas d’étincelles, pas de superflu, juste un bon show.

Un peu plus tard, ça a été au tour de Tame Impala sur la Scène de la rivière (Tame Impala et Passion Pit ayant échangé de plage horaire). Les Australiens ont livré leur rock psychédélique sur une scène trop grande pour eux, mais devant un public tout de même satisfait. Le meilleur moment de leur set était sûrement la chanson Desire Be Desire Go et son riff de guitare tranchant, tirée de leur Tame Impala EP.

The Shins a ensuite fait fureur dès l’entrée sur scène des musiciens. La simple vue de James Mercer a paru faire exploser la foule de joie. Une bonne setlist, mélangeant les vieux titres des plus vieux albums tels que Wincing the Night Away et les chansons du dernier album, Port of Morrow. C’est d’ailleurs durant cette performance que la pluie a décidé de faire un retour en force, au grand plaisir des festivaliers, qui semblaient avoir marre de deux jours de chaleur intense.

Comme à n’importe quel festival de ce genre, il faut toujours faire quelques choix déchirants. Si vendredi il fallait choisir entre les groupes sur les Scènes de la montagne/de la rivière ou sur les Scènes verte/des arbres à cause des bouchons monstres à l’entrée des escaliers (du chaos), la décision dimanche devait se faire entre Metric + The Black Keys ou Bloc Party + M83.

Étant donné que les deux premiers ont déjà performé sur les scènes du Parc Jean-Drapeau (Bloc Party aussi, mais il y a longtemps), nous avons opté pour le deuxième choix de groupes. Et le choix a probablement été le bon: pour Bloc Party, la foule était constituée de vieux fans prêts à entendre le dance-rock des Anglais dans un gros bordel de grosse pluie, de grosse saleté et de crowd surfing qui n’en finit plus. Une merveilleuse anarchie sur le parterre, au grand plaisir d’un Kele Okereke en chemise d’été, contrastant avec la température.

45 minutes après la fin de Bloc Party, Anthony Gonzales et son groupe M83 sont montés sur une scène remplie de lumières, de lasers et de décors lumineux de toute sorte. Le chanteur a promis de tout faire pour nous offrir du plaisir malgré la température incertaine. La promesse a été tenue. Bien que le la foule n’ai pas été aussi en feu que durant Bloc Party, M83 a fait danser tout le monde présent sur le parterre de la Scène verte. Un excellent party de clôture.

On va garder le silence sur le stunt Air France/Moment Factory/The Black Keys. On était assez ravis d’avoir dansé sur Midnight City pour retourner sur la scène principale. Au revoir Osheaga, à l’an prochain.


Nos coups de coeur

Olivier M. – Bloc Party & la foule: on était pas trop sûr de quoi la performance de Bloc Party allait avoir l’air. Trop de nouvelles chansons? Performance plate? Rien de cela. Au grand plaisir de la foule, qui a certainement été la plus wild et la plus intéressante du festival.

Ève L. – Santigold: pour l’ensemble de l’oeuvre et l’expérience, les costumes, la mise en scène, le danse et le cheval. Et parce qu’ils ont fait monter une quinzaine de festivaliers sur scène. Santigold a balancé son rock-dub-électro avec puissance à une foule dansante malgré les mille degrés celcius.

Élise J. – The Shins: ça faisait depuis 2006, la première fois que j’ai entendu New Slang, que j’attendais de voir The Shins en spectacle. Il pleuvait à boire debout quand ils ont fait la chanson, mais c’est le genre de morceau qui rend heureux sans condition (même malgré la pluie). Et comme disais Natalie Portman dans Garden State: « The Shins is the kind of music that changes your life« . Oh oui!

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