Osheaga : mon parcours franco

Une seule chose fait d’Osheaga un incontournable pour les fervents de musique au Québec : la force du nombre. Rares sont ceux qui ne peuvent trouver chaussure à leur pied, sonorité à leur oreille. Cette année plus que jamais, on ne voit qu’une chose à Osheaga : de la variété.

Des spectacles très relevés à toutes les heures du jour ou de la soirée, des courses contre la montre pour tout voir et un soleil cuisant qui réchauffe 5 scènes endiablées : c’est ça Osheaga.

Les têtes d’affiche sont importantes, mais ce qui retient l’attention également cette année, ce sont les gens de chez nous qui sont un peu plus nombreux qu’à l’habitude. Une dizaine de formations originaires de Montréal seront de cette 7e édition et bien entendu, le francophone prendra une place qui lui revient : on est au Québec après tout !

Mon petit côté « amoureuse de la musique franco » n’est jamais caché bien loin. C’est pourquoi j’ai déjà prévu mon parcours franco pour Osheaga… Parce le français n’est pas que notre langue, c’est aussi notre musique.

Radio Radio : vendredi 16 h 15
Quand Havre de grâce est sorti en avril, je parlais d’éclectisme et de bonne humeur. Je n’ai pas changé d’avis : Radio Radio rend heureux. Le plaisir est décuplé lorsqu’on assiste à une prestation de leur troisième opus qui vous invite à galoper.

Les Breastfeeders : vendredi 22 h 10
Depuis 1999 Les Breastfeeders ont prouvé 2 choses : Montréal peut faire du rock et il peut rocker en français. Dans la gueule des jours est magnifique et vous donne envie de parcourir 400 miles pour aller à Osheaga. Après trois albums et plusieurs récompenses, ils ont mérité une place de choix à Osheaga : ils animeront votre fin de soirée !

Propofol : samedi 13 h
Selon Wikipedia, Propofol est un anesthésique général intraveineux, mais selon le MEG, c’est la révélation pop-rock de 2011. Sans vous anesthésier, Propofol est un son électronique, pop-rock et véritablement énergique. À découvrir.

Karim Ouellet : samedi 14 h
L’album Plume de Karime Ouellet figurait parmi mes coups de cœur de 2011, mais détrompez-vous, son impact dans votre oreille musicale ne sera pas léger comme une plume. Il entrera dans votre tête comme une tonne de briques.

Dumas : samedi 17 h 25
Ok. J’avoue. Je l’aime. Dans mon quotidien, je le surnomme affectueusement Dudu (étant donné que je l’ai vu en spectacle 14 fois, j’ai le droit). Son dernier album L’heure et l’endroit est une vraie bouffée de fraicheur et ses anciens succès sont tous des vers d’oreille. Prions pour qu’il joue Miss Ecstasy

Avec pas d’casque : samedi 19 h 30
La journée qui s’en vient est flambant neuve, il me semble que c’est un message en symbiose totale avec Osheaga : une journée flambant neuve, remplie de notes de musique. L’album Astronomie est un folk aromatisé au country, sur des textes gorgés d’images. C’est beau.

Peter Peter : dimanche 13 h
Commencez votre dimanche en planant un peu sur les textes de Peter Peter. Vous aurez probablement même droit à quelques avant-goûts d’Une version améliorée de la tristesse, le second album de Peter Peter qui sera en magasins le 28 août.

Koriass : dimanche 15 h 10
Ok. Dans la vie. Je n’écoute pas ce genre de musique. Sauf. Quand les textes valent le coup. C’est le cas de Koriass et je crois que tant qu’à choisir du rap pour Osheaga, il fallait choisir ça. Profitez-en pour écouter les mots.

Bon festival et allez apprécier notre langue !

photo par Marine Gobert

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