Les 25 meilleurs albums de 2011 : les positions 15 à 11

Plus la semaine avance, plus la musique est bonne. Voici les positions 15 à 11 de notre palmarès de l’année.

#15 Oneohtrix Point Never- Replica [Software]

Bizarrement, en début d’année, tout le monde n’en avait que pour le premier album complet provenant de la collaboration entre Daniel Lopatin (Oneohtrix Point Never) et Joel Ford (Tigercity). Pourtant, c’est avec sixième album sous le pseudonyme d’Oneohtrix Point Never que ce bidouilleur de Brooklyn aura marqué l’année 2011. Une longue séance d’hypnose de 40 minutes dont on ne souhaiterait jamais sortir… -M.S-J.

Oneohtrix Point Never – Replica

 

#14 Beirut – The Rip Tide [Pompeii]

Le temps était venu, au mois d’août dernier, pour Zach Condon et sa troupe d’offrir The Rip Tide, l’album de Beirut qu’on attendait depuis Gulag Orkestar (2006). The Flying Club Cup (2007) était trop brossé, March Of The Zapotec/Holland (2009) avait l’air d’avoir été composé sur le coin d’une table. La quatorzième place de notre palmarès ne propose certes que 9 pièces – court album – mais ce sont 9 morceaux où rien n’est léché, où tout est charmant et où l’on ne tente pas de créer une commotion. C’est bon tout court.

Les nostalgiques de 2009 qui s’ennuieraient déjà de Mumford & Sons trouveront une ambiance similaire avec un accordéon, des cuivres maîtrisés et un rythme mélodique doublé d’un chant sobre, mais touchant. C’est semblable, mais plus épuré. Pour les mélomanes, vous avez probablement déjà votre liste de pièces poignantes à écouter quand il pleut, que la journée est mauvaise et que les astres sont juste vraiment mal alignés. Ajoutez Goshen à celle-ci. Ça fait le travail! –É.J.

Beirut – The Rip Tide

 

#13 Gil Scott-Heron & Jamie XX – We’re New Here [XL/Young Turks]

En 2010, le réputé musicien et poète jazz américain Gil Scott-Heron lançait l’album I’m New Here ; un album aux sonorités soul, voire trip-hop. Réinterprété puis remixé par Jamie Smith des XX, l’album revit une seconde fois sous la forme de We’re New Here, paru en 2011. Treize des chansons initiales y sont revisitées, puis déconstruites. L’ensemble juxtapose habilement le spoken word de Scott-Heron à des sonorités électroniques plus que fortes. Sans toutefois faire ombrage à l’opus initial, cette dualité musicale contribue à créer une oeuvre riche, frappante par ses airs intergénérationnels. -M-A.Z.

Gil Scott-Heron & Jamie XX – I’ll Take Care of You

 

#12 DJ Quik – The Book of David [Mad Science]

djquik 42 ans est un âge ancestral dans le hip-hop, mais Quik a toujours su conserver de la fraîcheur dans sa musique. Cette légende du côté occidental du Mississippi, à la longue chevelure ondulée et au t-shirt du grand schtroumpf, à gardé son cœur d’enfant… de 15 ans vendant de la drogue dans les rues de Compton. Quik, qui joue tous les instruments et produit les beats en plus de rapper, nous offre un album de qualité aussi amusant que sincère et complet (une qualité en perdition, tous genres confondus). Quik travaille fort pour que nos partys conservent leur funk et l’on en remercie. -C.B.

DJ Quik – Killer Dope

 

#11 Lykke Li – Wounded Rhymes [LL]

lykkele La Suédoise Lykke Li a déposé dans nos iPod en février dernier Wounded Rhymes, son second album qui a en a secoué plus d’un. Secoués, oui. Nous étions sans mot devant la réinvention de l’artiste qu’est Lykke Li. Elle a servi à ses fans une pop rétro britannique savamment colorée d’arrangements électros fignolés à l’américaine. Le onzième meilleur album de l’année propose une panoplie de percussions qui nous amène à visiter des rythmes tribaux agrémentés de xylophone. Pertinente, cette Lykke Li, dans des textes sensibles et appliqués qui deviennent véhicules de témoignages lucides sur les relations sentimentales. La Suédoise a évolué et on a évolué avec elle. On aime ça le progrès! –É.J.

Lykke Li – I Follow Rivers

25 – 21 | 20 – 16 | 15 – 11 | 10 – 6 | 5 – 1

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