The Vaccines – What did you Expect From The Vaccines? [2011]

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What did you Expect From The Vaccines

Columbia
Grande-Bretagne
Note : 7/10

What did you expect from The Vaccines? Difficile de répondre à cette question dès la première écoute. Quoi qu’il en soit, le quatuor britannique a visé juste, la sortie de leur premier opus coïncidant pile-poil avec le retour du beau temps. Et c’est en effet à des morceaux à saveur estivale qu’on a droit. Décidément, un petit plaisir coupable qu’on adopte au fil des écoutes.

La toute jeune formation n’a fait que monter en flèche depuis ses débuts. Après le succès retentissant de leur premier demo, If You Wanna, le quatuor s’est lancé successivement dans une tournée en Angleterre, puis en Europe. Leur triomphe a pris une valeur exponentielle après la sortie de leur premier single, en novembre 2010, Wrecking Bar, morceau qui les aura propulsés au 157e rang de la charte des singles britanniques. The Vaccines se sont ensuite fait remarquer pour leur performance auprès de Jools Holland ainsi que leur passage au NME’s Awards Tour 2011. C’est donc dire, avec la rapidité de cette hype, What Did You Expect from The Vaccines était impatiemment attendu.

Des accords simples, de la batterie tonitruante et la voix toute de pop vêtue de Justin Young convergent vers un rock indie efficace. Efficacité toutefois discutable, qui frise la redondance au fil des morceaux. En revanche, les crescendos passagers de batterie et de guitare valent au groupe des comparaisons au légendaire punk-rock The Ramones et au noisy pop des Jesus and Mary Chain.

L’album débute sur une valeur sûre, Wrecking Bar, le premier single du groupe déjà abondamment acclamé. If You Wanna introduit une vague un peu plus pop et rétro, tout en conservant quelques ascensions, voire distorsions de guitare. Suivant cette vague, Noorgard et Wolfpack, notamment, dans un rock à mi-chemin entre les années 70 et 80 attisent la fibre adolescente en chacun.

A Lack Of Understanding et All in White nous amènent vers des zones plus sensibles. On y aborde les ruptures amoureuses : « Should I shake your hand or should I give you a kiss? ». Le tout est amené avec légèreté, voire avec ironie quant à la futilité de certaines relations. Le sujet est repris par Post Break-Up Sex, le deuxième single de l’album et sans doute une de ses pièces de résistance parce que moins juvénile et plus poignant.

On retient aussi Westsuit, qui se veut plus épuré, mettant la voix de Justin Young de l’avant et laissant un peu de côté les distorsions. On croirait même, par moments, entendre des harmonies à la Fleet Foxes.

En somme, vu la hype qui a entouré ce premier album bien avant sa parution, je ne suis pas convaincue que toutes les attentes ont été comblées. De courtes pièces pour la plupart – neuf sur onze font moins de 1 minute 30 – indéniablement rafraichissantes, certes, mais des interludes prévisibles et redondants. Bref, un bon départ, mais on a définitivement hâte d’entendre le prochain.

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