
par Aurélie Lanctôt
Quand Montréal devient une gigantesque flaque de gadoue et d’amertume, la musique met un baume sur l’âme, surtout celle du groupe d’origine montréalaise Plants & Animals.
Des plantes, des animaux et la formation bigarrée et multi instrumentale Little Scream sur les planches du National ont réchauffé ce vendredi soir slocheux. C’était juste à point. Qu’on se le dise, Plants & Animals sont aussi charmants qu’électrisants, sur scène. Du indie rock sans prétention et entrainant, ça, on le savait à priori. Mais autant d’énergie transposée en musique pour l’auditoire, c’était une belle surprise. Je me suis sentie fleurir un petit peu.
Pour inaugurer la soirée, Little Scream a également fait bonne figure, sans néanmoins voler la vedette, entre vous et moi. Mais la salle en elle-même effleure l’imaginaire, avec son faux faste un peu élimé, alors j’ai battu la cadence et je me suis bercée joyeusement sur place en attendant le clou de la soirée.
Puis, finalement, les gaillards de Plants & Animals sont entrés en scène pour secouer la foule, déclarant d’entrée de jeu qu’il faisait bon d’être à la maison; et en français, en plus. De quoi me faire plaisir, tiens! Décidément, il faut croire que la faune, la flore et leurs invités avaient l’allégresse contagieuse. Le tronçon est de Saint-Catherine inondée de grisaille m’a semblé moins morne, à la sortie. Un moment revigorant!
À lire aussi:
